Territorialité, sans zone grise

La fiscalité bolivienne, expliquée simplement.

La Bolivie applique un principe territorial : elle impose ce qui est gagné sur son sol, pas vos revenus étrangers. Voici le cadre, sans jargon et sans promesse creuse.

Le principe

Un système territorial, pas une combine.

La logique est la même que celle qui a fait la réputation du Paraguay : l'impôt sur le revenu suit un principe de source. Concrètement, un revenu généré hors de Bolivie (activité en ligne, société étrangère, pension, dividendes de sources étrangères) n'entre en principe pas dans l'assiette imposable bolivienne.

Ce n'est ni une faille ni un montage : c'est le fonctionnement normal du code fiscal bolivien. La contrepartie, c'est la rigueur du dossier : votre statut doit être propre, documenté, et cohérent avec votre situation réelle. C'est exactement le travail qu'on fait pour vous.

Ce qui est imposé en Bolivie

  • Les revenus d'une activité exercée sur le sol bolivien
  • Les bénéfices d'une société bolivienne (IUE, impôt sur les bénéfices des entreprises)
  • Les revenus locaux des personnes physiques (RC-IVA, complément au régime de TVA)
  • Les biens et transactions situés en Bolivie

Ce qui, en principe, ne l'est pas

  • Vos revenus de source étrangère
  • Une activité freelance servant des clients hors Bolivie
  • Une pension versée depuis votre pays d'origine
  • Des dividendes et plus-values de sources étrangères

Les taux locaux (source officielle, Ley 843). RC-IVA 13% (revenus des personnes physiques de source bolivienne), IUE 25% (bénéfices des sociétés), IVA 13% (TVA), IT 3% (transactions). Ces taux ne s'appliquent qu'aux revenus de source bolivienne ; votre situation personnelle est confirmée en entretien.

Le cas de l'impôt sur les grandes fortunes (IGF)

Par honnêteté, un point que la plupart des sites passent sous silence : la Bolivie a un impôt sur les grandes fortunes (Ley 1357, toujours en vigueur en 2026). Il ne se déclenche qu'au-delà d'un patrimoine net d'environ 30 millions de bolivianos (~4,3 M USD), avec des taux de 1,4% à 2,4%. Point important : pour un résident fiscal, il porte sur le patrimoine mondial ; pour un non-résident, sur le seul patrimoine bolivien. Concrètement il ne concerne qu'une très petite minorité (quelques centaines de contribuables dans tout le pays), mais si votre patrimoine s'en approche, on l'intègre à votre analyse plutôt que de vous le cacher.

Résidence ≠ résidence fiscale

Deux notions distinctes qu'on confond souvent :

  • La résidence vous autorise à vivre légalement en Bolivie (carte d'identité, séjour).
  • La résidence fiscale détermine dans quel pays vous êtes imposé. C'est elle qui active la territorialité.

Obtenir l'une n'entraîne pas automatiquement l'autre, et sortir proprement de la résidence fiscale de votre pays actuel est une étape à ne pas négliger. On sécurise les deux versants.

Le point sensible : quitter votre fiscalité actuelle

Le vrai risque n'est pas côté bolivien, il est côté départ. Selon votre pays, il faut prouver le transfert effectif de votre foyer fiscal, gérer une éventuelle exit tax, et couper les liens qui vous rattacheraient encore à l'ancien système. On cartographie ces points avec vous avant tout engagement.

Comparaison

Territorialité : Bolivie et Paraguay, même logique.

CritèreBolivieParaguayUruguay
Principe d'impositionTerritorialTerritorialTerritorial + tax holiday
Revenus étrangersNon imposésNon imposésExonérés (période), puis ~12%
Coût de la vieLe plus basBasÉlevé
Sophistication bancaireBasiqueCorrecteÉlevée
Résidence par justificatif de revenusOui (résidence temporaire)Oui (visa dédié)Oui
Impôt sur les grandes fortunesOui, au-delà de ~4,3 M USDNonPatrimoine local

Tableau indicatif à visée pédagogique. Les régimes évoluent ; les chiffres exacts sont confirmés en entretien.

Votre fiscalité, vérifiée avant de vous engager.

On regarde vos revenus, votre pays de départ et vos objectifs, puis on vous dit franchement ce que la Bolivie change pour vous.

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